Neige rouge sur un sol bleu. La nature s'est emparée de moi. J'ai pris racine dans un sol fertile. Je suis couleur joncquille. Piquante comme la rose. Atirrante comme l'orchidée. Pluie fine et douce. Tu tombes sur mes feuilles d'un vert éclatant. Rosée du matin. Je frissone...
Neige noire sur un monde mort. "Je veux danser à tes genoux comme un ange en danger". Ecorchée, déchirée... Comme un air déjà entendu. Le monde fond, il dégouline, il pourrit, nous intoxique, nous renvoit ce foutu boomerang qu'on a osé peu à peu lui jeter à la gueule. Et nous sommes en plein milieu de cette putricidité acide. Les yeux fermés. Eternelles oeillères. Et tu me tires par le bras. Tu m'attires vers toi. Je me retourne. Tu n'es plus là. Mes yeux noircissent. Des larmes coulent. Noires...
Neige acidulée. Elle tombe lors des matins de désespoir, se fait dernier recours des éphémères. Froide. Je l'avale. Je l'aspire. Je la respire. Je l'ingurgite. M'étouffe avec, pour tuer mes peines, noyer le monde autour de moi. Et le froid de nous geler l'encéphal. Histoire de dire qu'on a pu s'échapper quelques secondes...
Neige sucrée des nuits d'été. Sans doute la plus agréable. La plus douce. Flocons de douceur. Intense et éphémère fraîcheur. Sur mes lèvres, sur ma peau, sur mon front. Elle tombe partout, dans nos bouches dans nos yeux le long de nos corps. Elle devient une deuxième peau, nous rassemblen, nous lie, nous attache. Le temps d'une nuit...
Neige au goût de cendre. Nos peaux en sont impreignées. Comme une petite mort. tes doigts cherchent à l'enlever. A tout prix. Tu frottes. Tu grattes. Tu essuyes. Tu arraches. Comme on dit: c'est quelque chose qui nous colle à la peau... Au milieu de plein d'autres, tu continues. Voyant l'inéfficacité de tes actions, tu cherches à fuir. Tes mains tremblant de crainte et d'horreur. Tes doigts se teintent de rouge. Tes joues saignent. Tu tombes à genoux. Relève ton visage où se mêlent les larmes et ta peau en lambeau. Un millier d'êtres se tordent autour de toi. Un millier de fou. Un millier d'hommes en cendre...
Neige noire sur un monde mort. "Je veux danser à tes genoux comme un ange en danger". Ecorchée, déchirée... Comme un air déjà entendu. Le monde fond, il dégouline, il pourrit, nous intoxique, nous renvoit ce foutu boomerang qu'on a osé peu à peu lui jeter à la gueule. Et nous sommes en plein milieu de cette putricidité acide. Les yeux fermés. Eternelles oeillères. Et tu me tires par le bras. Tu m'attires vers toi. Je me retourne. Tu n'es plus là. Mes yeux noircissent. Des larmes coulent. Noires...
Neige acidulée. Elle tombe lors des matins de désespoir, se fait dernier recours des éphémères. Froide. Je l'avale. Je l'aspire. Je la respire. Je l'ingurgite. M'étouffe avec, pour tuer mes peines, noyer le monde autour de moi. Et le froid de nous geler l'encéphal. Histoire de dire qu'on a pu s'échapper quelques secondes...
Neige sucrée des nuits d'été. Sans doute la plus agréable. La plus douce. Flocons de douceur. Intense et éphémère fraîcheur. Sur mes lèvres, sur ma peau, sur mon front. Elle tombe partout, dans nos bouches dans nos yeux le long de nos corps. Elle devient une deuxième peau, nous rassemblen, nous lie, nous attache. Le temps d'une nuit...
Neige au goût de cendre. Nos peaux en sont impreignées. Comme une petite mort. tes doigts cherchent à l'enlever. A tout prix. Tu frottes. Tu grattes. Tu essuyes. Tu arraches. Comme on dit: c'est quelque chose qui nous colle à la peau... Au milieu de plein d'autres, tu continues. Voyant l'inéfficacité de tes actions, tu cherches à fuir. Tes mains tremblant de crainte et d'horreur. Tes doigts se teintent de rouge. Tes joues saignent. Tu tombes à genoux. Relève ton visage où se mêlent les larmes et ta peau en lambeau. Un millier d'êtres se tordent autour de toi. Un millier de fou. Un millier d'hommes en cendre...



