Pas trop d'inspi en ce moment...

Pas trop d'inspi en ce moment...
Ses mains se posent hasardeuses, sur l'ivoire, sur les touches blanches. Sa peau frissonne. Le sang cogne à ses tempes. Elle a soudainement envie de rire aux éclats. D'éclater ce monde imparfait. La pluie chaude s'abat sur le sol, comme une armée en colère un jour d'été... L'atmosphère est humide, ses cheveux commencent à boucler. Elle a toujours detesté ça. Les accords se succèdent, les morceaux se croisent, se décroisent, se mêlent et ne font qu'un dans cet intime tranquillité. Elle ne cesse de jouer comme pour appaiser ses craintes, comme si c'était un moyen d'erradiquer la tempête, de calmer nos coeur. Comme pour inciter un recommencement, calmer nos hâtes, raviver nos confiances...
Des morceaux de nos vies tombent en cendres, petits bouts d'éphèmeres qui nous rassemblent. On vit le présent les yeux fermés, bandés, en aveugle. Peu importe. Cela vaut peut-être mieux. Pour aujourd'hui, pour demain...
Nos doigts se posent. Partout. Nulle part. Cherchent. L'espoir. D'une façon si désespérée... Et la mélodie s'accélère. Elle laisse courir ses doigts fins aux ongles lisses, et parfaits sur le clavier. Chaque appui est un délice pour ses sens. Sa peau douce et magnifiquement blanche se delecte de ce contact froid avec les touches. Les yeux fermés, elle se laisse emporter dans des paysages lointains, divinement calmes et colorés. Elle se situe loin de tout, près d'elle même. Et de s'accrocher à cela, car ces moments de flottement, d'absence du monde étaient finalement, pour elle , ce qui lui permettait de se sentir vraiment vivante, dans son coeur et dans son âme. Lorsqu'elle jouait elle se sentait animée, en vie, elle avait chaud en son corps et en son sang... Partout où elle allait, où elle voyait la misère, la peur, les massacres et les vices, elle ressentait cette sensation terrible, ce froid parcourait ses veines. La souffrance l'emplissait. Et elle souhaitait toujours ardemment dans ses moments là retrouver son piano et jouer, jouer pendant des heures, se perdre dans des milliers d'autres univers, et fuir à tout prix celui-ci. Se rassurer en regardant ailleurs...

# Posté le mardi 19 juin 2007 18:10

I'm still here

Ne croyez pas que je m'en suis allée aileurs ou tout court,
Je reviens après mon Bac...
J'ai hâte de pouvoir ecrire^^.

# Posté le dimanche 03 juin 2007 15:34

Obsession nocturne.

Obsession nocturne.
Courbée, souple, insolente, je me faufille.
Mes doigts sont froids.
Ma bouche humide.
Mes lèvres acides.
Je sussure, murmure, soupire sans cesse.
Mes pupilles sont dillatées.
Mon iris est tâché.
Mes cils maquillés.
Je suis nue.
Insouciante.
Innocente.
Mes pieds sont glacés.
Je cours sur l'asphalte.
Mon visage est fardé.
Poupée De chair.
Souriante.
Mes cheveux sentent la camomille.
Ma peau est douce.
D'un doigt tu me touches.
Et je sens ma bouche aller vers toi.
Mais déjà le ciel se noirci.
Ton corps se disloque.
Volute de fumée.
Insaisissable.
Ephémère.
Furtive.
Le sol s'ouvre et m'engloutit
Je ne cesse de vouloir crier ton nom,
Et celui-ci méchappe...

# Posté le vendredi 11 mai 2007 17:24

Le virus humain.

Le virus humain.
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Et les passions de nous déchirer les veines...

Je te dirai, si il t'arrivais de me poser la question, que les hommes sont faux, bas, inconstants, accablés des pires défauts qui ne puissent jamais exister. Je te dirai que leurs idéaux les aveuglent, qu'ils sont, parfois, et même dans la plupart des cas, d'innocentes créatures qui agissent aveuglément, pensant agir par et pour le bien, mais qui bien souvent ne pèsent pas les conséquences de leurs actes. Je t'avouerais mon dégoût suprême pour leur hypocrisie sans fond ni fin et pour leur cruauté qui n'a de bornes, je n'hésiterai pas à te raconter les pires anecdotes le concernant, toutes les bassesses dont il peut être capable. Je te mènerai sur les terres des massacres, d'hier ou d'aujourd'hui, je te montrerai le sang ruisselant sur la pierre, te ferais entendre les cris des innocents que l'on tue ou torture le regard vide et le coeur froid. Je te présenterai l'état du monde sous la domination humaine, les temples économiques érigés en l'honneur du Dollar, du Yen, de l'Euro, je te ferai sentir l'odeur si fade de ces morceaux de papier qui réchaffent pourtant si bien le coeur de celui qu'on appele l'Homme. Je te prendrai par la main et te mettrai face aux ravages des drogues, de tous ces paradis artificiels qui nous enferment et nous chassent si vite du monde. Je présenterai celui "qui est resté bloqué sur son drôle de chemin" et qui finalement n'est qu'un Homme ou devrais-je dire, l'un d'entre nous. Je me ferai également un plaisir de te décrire leurs nombreuses et si spécifiques contradictions, les terribles inégalités qu'ils créent tout autour d'eux, ainsi que leur pensées les plus idiotes. Je mentionnerai une certaine forme d'intolérance maladive chez ces bêtes humaines, leurs angoisses et leurs combats stupides contre la mort. Je n'oublierai pas leurs luttes si ferventes et souvent véhémentes faites pour revendiquer l'existence d'un être necessairement transcendantal. J'évoquerai aussi rapidement le sectarisme, le viol, l'exclusion, l'adultère, les combats politiques absurdes, le gaspillage des ressources planétaires, la popularisation, l'idiocratisation des peuples, l'endormissement des esprits, de la culture, des convictions fortes et libres, mais aussi la sale manie que certains peuples acquièrent de toujours tout contester.
Il te semblera alors d'une évidence folle que les hommes sont fous. Et pourquoi, après tout cela, n'aurais-tu pas cette impression? Cela est légitime.
Mais j'aurais tort de ne m'arrêter qu'à ces aspects. Je m'enlisserai moi-même dans des certitudes extrêmes et sûrement fausses ou très exagèrées et alors, je serai devenue l'exemple type de l'intolérance et de l'hypocrisie évoqués précedemment. En effet , et dans un premier temps, il semblerait faux de prononçer une telle critique de l'humanité lorsque nous-mêmes nous en sommes issu... Ces mêmes stupidités, ces mêmes bassesses ou ces injustices, nous les avons tous en nous, car qui n'a jamais été hypocrite sur certains points, ou qui n'aura jamais été tenté à un moment donné de ne pas être honnête afin de servir ses intérêts? Personne. Je ne voudrai donc pas que tu croies que je me drape dans le mensonge, et que j'oublie mon statut d'humain. De plus je n'achèverai pas de te répondre sans concéder quelques qualités aux Hommes. Car si l'homme est, en effet, capable des pires choses de notre monde, il est aussi à l'origine de nombreuses d'entre elles qui sont les plus belles. Lorsque je te dirai ceci, tu me regardera perplexe, mais je t'expliquerai enfin en quoi l'homme est certainement la plus belle des abérations de la planète. Tout d'abord, je te parlerai des valeurs qu'il s'est crée, et auxquelles il tient plus que tout. Ces valeurs sont celles de la liberté, du respect, de la fraternité, de la solidarité, du partage, de l'amour, de la fidélité, de l'égalité, de la tolérance, de la démocratie, ce sont celles qui sont dans les idéaux les plus beaux et qui sont défendues les plus légitimement. Belles sont celles qui sont défendues sans pour autant empiéter sur d'autres, celles qui visent à l'unité, à l'entente commune. J'évoquerai la force magnifique de détermination de l'homme dans ses projets, et louerai certain de ces projets humain. Je rendrai hommage aux nombreux courants de philosophie des siècles passés et de ceux à venir car "se faire esclave de la philosopie c'est accéder à la liberté", car les pensées les plus révolutionnaires et éclairantes en sont issues. Je parlerai des sciences, te dirai que l'homme est un génie, le seul à savoir exploiter son environnement et à le maitriser de mieux en mieux. Je te dirai un mot sur les rassemblements humain, sur cette force immense qui émane de l'union. Je te raconterai l'insouciance de l'enfant, les fou rires de la jeunesse... Je m'attacherai à te montrer que l'homme est aussi capable de faire le bien, que tout n'est pas à dénigrer.

Pour finir, je te conseillerai de rester lucide et ouvert sur toute chose et sur tous les points de vues, sans pour autant abandonner tes convictions ou tes valeurs. Je voudrai te dire combien il me semble important de s'écouter, de se respecter dans nos différences, car sans cela nous tombons dans de mauvais travers. Je Voudrai te dire de garder toujours à l'esprit les réalités du monde même si celles-ci t'éffrayent au plus haut point, car se les cacher ne mène nulle part.
Je voudrai aussi te dire que les hommes sont pour moi à la fois les bêtes les plus curieuses, les plus idiotes, les plus ingénieuses, mais aussi les plus attachantes au monde. Que le mystère humain, s'il me désespère souvent, m'éblouit encore plus à certains moments...

Mais pas la peine d'aller plus loin, je te dis juste maintenant d'y réfléchir par toi même.

# Posté le lundi 07 mai 2007 17:31

Modifié le lundi 07 mai 2007 19:10

Nuit d'une névrosée.

Nuit d'une névrosée.
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Moyennes. Nos humeurs. Tièdes. Nos bouches. On se balade, on se crève. Peu à peu. A petit feu. Et les flammes de nous consumer. Le coeur en cendre. La tête plate. Nos pensées évaporées. Je tisse une toile sur laquelle je me balade. Ose poser mes mots. Déposer une phrase. Et je dé-tisse. Comme on se dé-contruit. Comme on dé-chante. Comme on se dé-fait. Comme on peut se dé-goûter. Je flotte dans un univers acide, amer, fade. Je brûle sous un dé-lire ardent. Désir perdu. Désire ton corps, ta peau, tes lèvres, tes yeux. Des iréels nous perdent. L'imagination se prend pour une folie. On se méprend, on se perd, et on se dé-lie. Les mains liées je cherche. Aveugle, je pars en quête. On a tous les yeux bandés. Je parcours. Ton corps dé-nudé. Fixe ton regard, ta pupille dillatée. Tes mains me frôlent pendant que tes yeux m'oublient. Et tu me reconstruis, différente. Et je recentre le tir. Dé-tache mes fils. Repasse la bande. Je brûle nos attaches. A demi mot. J'expire. Je fond les souvenirs, les images, nos douleurs. Un Fond de rancoeur, d'amertume me reste. Et je dé-nigre. Maladie humaine. Je Désire. Autre chose. Une autre vie. D'autres gens. Des couleurs plus acides. Plus tranchantes. Un univers de cire, où les choses seraient modelées à mon plaisir. Le plaisir nous ronge de l'interieur. A moins que ce ne soit le désir. Je me ronge les sangs, m'acide le coeur. Mon esprit se tort. Distortion de l'âme. Névrose fructueuse. Belles, nos mélodies. Stridents nos dessacords. Et je rêve des accords parfaits, ceux qu'on nous promet, depuis toujours. Les jours nous mentent. Les minutes sont illusoires. J'aimerai rêver. Faire ce songe où les arbres sont bleus, où les prairies sont rouges. Rouges mes mains, qui cherchent à fuir. Noir tes yeux posés sur moi. La colère nous nuira. La rancoeur nous tuera. Nous sommes des êtres étouffés. Des poupées de sang à l'esprit dérangé. Mon âme se dé-range parce que tout se dé-fait autour de moi. Le sol se disloque et mes cris sont muets. Je voudrai être sourde pour ne plus les entendre. Les grincements de nos sentiments, les mots qui se perdent, le silence qui nous rend fou. Je foule le sol, cherche une terre d'asile. Les poussières dansent autour de moi. Je marche pied nus. A genou. A l'envers. je fonctionne à Retardemment. Je suis étrange. Etrangère. Alléatoire. Lecture de mes mémoires. Je glisse. Me coule dans ma pensée, prend des airs d'ingénu, de dé-jantée. Me connais-tu? J'en doute. Tu ne fais que me classer dans tes cases. Tu me cases. Me réduis, à ce que, parfois, je ne suis qu'à moitié. On se traine. Les genoux écorchés. Sur un monde aiguisé. A quand donc le velour, la soie, le satin, la douceur? La lueur vascille. je regarde au loin, assise au sommet d'un univers endormi. La nuit nous trompe. Elle dissimule. Cache, nous aveugle. Au pire. Peut-être au plus beau. Le pires choses peuvent-elles comporter une sorte de beauté? Je me demande. Moyens nos réconforts. Grandes sont nos craintes. Au bas d'un monde mort. J'allume un bois sec. Que l'univers dorme sur ses deux oreilles. Demain sera meilleur...

# Posté le dimanche 15 avril 2007 16:20