take it with a pinch of salt.

take it with a pinch of salt.
La peur. Celle qui te prends. Qui nous prend. Nous enserre le coeur.
Je la ressens chaque fois que je reviens ici. Comme une confrontation avec moi même, avec ce que j'ai pu etre. Avec ce qui m'a brisée.
Je me suis envolée, d'un coup de clavier, d'un coup de haine, de colère. Depuis j'en rêve, j'en crève, je m'en appaise. Je suis floue, contradictoire, égoiste, amère, perdue quelque part ou je n'ai jamais voulu être.
Nos rancoeurs nous étouffent, l'hypocrisie les bouffe...
En attendant je m'abîme dans des illusoires...
Heureusement que t'es là. Toi. (L)


Envolée, enlovée, élevée, effrontée. Elle marche. L'avenir brille. Le soleil éclate mais que seront nous demain?
J'ai honte. J'ai peur. Honte de dire que j'en ai peur. D'imaginer qu'on puisse se déconstruire après avoir passé tant de temps a se [re]construire, se souder. Et si on ne se plaisait plus? Et si on s'éloignait? Et si on s'était connu trop tôt? Ca nous briserait?
Trop de questions...
Mes réactions excessives, intempestives, agressives... Peur qu'elles nous tuent dans l'oeuf. Hâte d'en être a un stade où je ne me soucierai plus que de nous. Illusion?La vérité c'est que je crains la chute plus que tout. Je veux éviter les murs, les chocs, les heurts, les faux accords. Seulement je réalise qu'à nous deux on discorde, même si implicitement on s'accorde plus que parfaitement... Paradoxe étonnant.
Quelques années à patienter... Pas grand chose au premier regard... Mais l'incertitude me pique, la peur me freine quelques fois. Peur de faire tout ce chemin vers une impasse alors qu'on rêve d'un horizon dégagé. Je veux pas tomber, ca fait trop mal... Des mots répétés depuis le début.

Je crois que le bonheur me fait peur.
Alors je fuis en avant mais la tête en arrière...
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# Posté le mercredi 27 février 2008 18:17

Post fermeture. Y aura-t-il réouverture?

Martha court à travers les jours, son visage nu et sans amour.
Les mains déchirées, le regard abimé elle se détourne,
Martha c'est celle qui fuit, celle qui se vide
De ses sentiments, de sa vie, de son extériorité.
Martha c'est une étrangère. Elle n'y peut rien, elle est née comme ca,
étrangère au monde et remplie d'indifférence.
Martha ou l'angoisse de se lever le matin , martha ou celle que tout écorche.
Rien n'est trop court pour elle, elle se contente d'avaler les journées qui passent
De regarder de loin ce qu'elle ne peut toucher du doigt,
un semblant de vie, un semblant de complaisance et d'oubli.
Le coeur battant à vide elle court sans savoir pourquoi, elle accumule les années
s'écartant toujours plus des autres.

* * *
Je ne sais pas pourquoi . Envie d'écrire ça.

Je reviendrai peut-être...

# Posté le jeudi 18 octobre 2007 15:00

ébauche d'un départ. Parce que j'ai toujours tendance a craindre les aurevoirs...L'abandon me déplait.

ébauche d'un départ. Parce que j'ai toujours tendance a craindre les aurevoirs...L'abandon me déplait.
Comme un accord qui retentit, en écho, dans l'immensité.

Encore là, encore ailleurs, entre deux eaux ou dans le courant...Je suis un peu partout en ce moment...
Je crois que je ne vais plus avoir trop le temps de venir ici pour écrire.
Je nous revois deux ou trois ans en arrière et me dis qu'énormément de choses ont changées.
Tant mieux. Tant pis dans certains cas...
Le passé ne nous reconnait pas tellement le temps court à une vitesse fulgurante...
Je ne sais pas du tout si je reviendrais écrire, en tout cas, cet article, dans le cas où je ne reviendrais pas, me servira de cloture à ces quelques pages.
Car en effet, je n'aime pas ce qui reste inachevé et donc je préfère exquisser mon départ plutôt que promettre un retour qui ne se fera surement pas.
Même si beaucoup de monde ne lisais pas mes articles je suis heureuse que certains s'y soient attardés, qu'ils m'aient donné un peu de leur temps.
Merci et peut-être à bientôt. Ici ou ailleurs...

# Posté le samedi 08 septembre 2007 17:02

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 03:47

Citation...

"Je bois envie de vomir, je joue envie de partir, je fuck envie d'autre chose, fucking in the blue je marche et ne meurs jamais."

Jean d'Ormesson.
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# Posté le lundi 25 juin 2007 16:34

la funambule et l'enraciné.

la funambule et l'enraciné.
Sur le fil, on n'affronte jamais la stabilité, le repos, la confiance. Chaque instant se fait fébrile, vibrant, inquiétant. L'instabilité règne en maître. Le vide nous tire vers lui. Inlassablement. Irrésistiblement. Un pied devant l'autre, ne pas vasciller. Les mains moites, la voix tremblante nous nous faisons des frayeurs. Et la main invisible se tend vers nous. Nous serre. Nous retient. Joue avec nos émotions. Concentration, un vertige, crainte, peur, soulagement, nouvel équilibre, joie, nouvelle concentration. Et nous admettons ce jeu au fond de nous, puisque nous choisissons de monter sur ce fil. Ainsi nous ne faisons que danser un admirable tango avec ces liens transparents qui nous enlacent de toute part. Entre équilibre et déséquilibre, la vie se plait a balayer les frontières, à nous faire entrer de temps à autre de l'autre côté. Le jeu se mène à deux. Le vide et nous. Un instant nous sommes les meneurs, l'autre nous ne faisons que nous laisser attirer. Nous sommes de parfaits funambules et à d'autres égards de parfaits pantins consentants qu'on agite.
Et que fait-on de celui qui reste à terre, qui choisit de n'être que lui même, de ne pas franchir les limites, de ne pas se brûler les ailes. On le verra comme un fou, on lui dira même qu'il est fou. Et il errera tandis que les autres au-dessus de sa tête danseront à jamais l'interminable et dangereux tango. Et il ne comprendra pas le sens de ce dernier.
Comment comprendre en effet cette intense envie de se brûler les doigts? Comment s'expliquer le fait qu'on veuille toujours être autre ou multiple? Cela ne s'explique pas. Ou du moins on peut voir ca comme un moyen de se prouver qu'on est vivant, qu'on vit, qu'on existe. La vie ne serait alors vrai que dans le dérraisonnable et le dérraisoné...


Elle: junkie débauchée, lui:homme clean aux pieds ancrés au sol.

Elle passe son temps dans les soirées entre alcool et cocaïne, le sexe est son héroïne. Elle vit chez ses parents, elle a 17ans et les cheveux longs. Sa mère adore la blondeur de ses cheveux mais elle lui trouvait depuis quelque temps un air absent, indifférent et parfois agressif . La jolie flâne partout où elle peut, et choisit son futur coup. Elle se pose sur un banc, les jambes croisées. Elle avale un comprimé, allume sa clope et attend. Ce soir elle a prévu de sortir, une grosse soirée...
Lui passe devant elle, elle ne le voit même pas, tellement qu'il lui parait indifférent. Il ne sort que très rarement. Aujourd'hui, il s'était forcé à aller rendre la douzaine de livres qu'il avait empreinté à la bibliothèque trois semaines avant. Il n'aimait pas la foule car elle lui semblait contenir tous les vices possibles et il ne pouvait s'empêcher de penser qu'au contact de cette dernière, lui aussi se mettrait subitement à les connaître. Il restait donc chez lui en dehors de son temps de travail ( le bureau était en effet un le seul lieu qu'il fréquentait régulièrement). Il était propre sur lui, élégant mais pas trop, ses cheveux étaient courts coiffés rapidement à la main. Il portait des lunettes qui lui donnait un air de premier de la classe. Il n'était pas du tout laid, il dégageait un certain charme calme et retenu qui attirait l'oeil de quelques femmes discrètes.
Elle n'avait aucun sens des réalités ou du danger, elle passait sa vie à bringuer, à s'amuser, à braver les interdits familiaux. Elle se voulait anti-conformiste, anarchiste, impudique, sans tabous, et aimait être avec ses amis avec qui elle sortait.
Lui était attaché à ses principes, il ne supportait pas de faire n'importe quoi, n'importe où, avec n'importe qui et pour n'importe quelles raisons. Il est une sorte d'être raisonné, au sens aigu des responsabilités, des réalités et du danger. De plus, il n'avait jamais comprit cette ferveur qu'avaient les autres à toujours vouloir fuir leur envirronnement quotidien: leur maison, leur famille, eux-mêmes. Il lui semblait étrange que l'on s'ennuie seul. Malgrè tout il prennait quand même plaisir à sortir de temps en temps avec ses amis, des gens tout aussi calmes et raisonnés que lui. Ils allaient de temps à autre passer la soirée dans de petits bar isolés de la ville et de sa foule omniprésente pour se retrouver entre-eux seulement.
Pour elle, la vie se croquait à pleine dent et il ne fallait surtout pas en laisser une miette sous peine d'on ne sait trop quoi. Le principe était d'accumuler toujours plus les plaisirs et d'en avoir toujours.
Lui était tout le contraire, il considérait que si la vie lui proposait d'assouvir certains de ses désirs, de se faire plaisir, il accepterai avec honneur. Mais pour lui il était hors de question de courir après une somme de plaisir perdue d'avance. Il pensait que plus on cherche a assouvir les moindres de nos désirs, moins l'on s'en contente et ainsi moins on est heureux puisqu'on a toujours, au fond de soi, le manque de quelque chose. De cette manière, en ne prenant que certains plaisir et en refusant d'autre, lui se permettait de ressentir un réel bonheur car le moindre des plaisirs qu'il avait le rendait heureux, et mettait du temps à s'emousser. Il avait puisé cela dans la philosophie Epicurienne et s'en était imprégné.
Elle, elle n'avait pas d'idée concrète de son avenir, elle ne savait pas et se voyait parfois, à 35ans, avec ses amis d'aujourd'hui, enchainer les sorties, multiplier les délires en tout genre...
Lui avait déjà réalisé une partie de sa vie. Il était encore célibataire, et il envisagait vraiment de se marier d'ici quelques années. Il voulait acheter une maison loin de la ville, avoir des enfants et vivre heureux et tranquille jusqu'à la fin de ses jours.
La différence entre ces deux personnages était certainement leur éducation car l'une avait était élevée dans un famille aisée, cultivée mais un peu laxiste et l'autre avait connu une enfance particulière. Chez elle, on parlait peu, on payait beaucoup et on s'amusait toujours, ou presque... Elle n'avait pas été très poussée à faire de longues études puisque plus tard elle pouvait toujours reprendre un poste dans l'entreprise paternelle. Elle passait donc tout son temps à ce qui lui plaisait et compensait le mutisme familial et la froideur des rapports parentaux par des nuits agitées. Elle avait choisit de se jetter à corps perdu dans la vie. Ses parents, à lui, n'étaient pas riches, peu cultivés,ils avaient divorcé lorsqu'il était très jeune et ils s'étaient mené ensuite une guerre impitoyable dont lui-même était l'enjeux. En contrepartie de cela, il fut tout de même bien éduqué. Mais pour lui, sa situation fut le fruit d'une grande souffrance et ayant connu pas mal d'ennui il pris la decision ferme de ne jamais devenir comme ces funambules qu'ils observait. Alors il ancra solidement ses pieds au sol et apprit à ne pas vivre trop la tête en l'air et les yeux révulsés car cela peut nuire. Bien au contraire, elle voulu dès le plus jeune âge gouter à tout, tout voir, et tout toucher. Cette avidité la transforma en une rêveuse déraisonnée, peu importaient les contraintes, il fallait qu'elle eût ce qu'elle voulait quand elle le voulait. Elle ne se sentait libre que de cette manière et son jeu quotidien consistait à provoquer la vie et la société. Ainsi elle faisait partie de ceux qui dansent le tango...


[ Article à achever... ]

je suis crevée ^^ ce serait cool si vous finissiez parce que j'ai bien des idées mais j'aimerais vraiment voir l'issue que vous trouvez à cette comparaison.lol


# Posté le jeudi 21 juin 2007 19:42

Modifié le mercredi 27 février 2008 18:28