Les éphémères.

Les éphémères.
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Quand je tombe je dégringole. Au fil des marches. Je m'affole. Un Deux Trois. Je glisse entre tes doigts. Un autre jour. Une autre fois. Et la vie de nous lacher dans le vide. Un air de déjà vu. Dans nos villes. Ca nous étrangle. Nos névroses. Névrosées. Nez vrosés? Dans quel sens tourner la réalité... Et je suis floue. Contradictoire. Pieds nus. Mains prises. La tête en arrière, le corps décharné. Les jambes courbées. Le temps nous pèse. Et on rampe. On se déchire. On s'envole. Et on dégringole. De haut. De nos mots. De nos maux. De nos mirages. Jamais. Toujours. Peu importe. La même chose. Tout le temps. On trouve un équilibre. On se stabilise. Le sol se désagrège sous nos pieds. Et on dégringole. Dégringolade sans fond sans fin sans finalité. La vie. Et nos mains se rident. Nos yeux se plissent. pour y voir moins encore. Nous sommes d'ultimes borgnes. Ca ne fait rien. Nous sommes les rois. Dans nos villes. Ca nous colle au corps... A la peau. A l'âme. C'est comme toujours. On dégringole. Et on s'en fout. On s'en moque. On s'en branle. On s'en balance. On s'en tape. Et de suivre les milliers d'autres. Dans nos yeux ca marche encore. Nous nous semons. En chute horizontale. Les corps chutent. tombent. Loi universelle. Dans nos villes. Dans nos campagnes. Un monde d'électrons libres. La musique nous guide. La chute est longue. Lente. Vertigineuse. Obligatoire. Jamais s'arrêter. Toujours tomber. Corps nus. Ouverts. Presque morts. On dégringole. Les vers nous guettent. La chute est longue. Nos yeux se ferment. Nos langues se lient. La chair fond. Légers. Sans matière. Nous chutons. Plus librement. De là-haut. Nous nous jettons. A corps perdus. En chute libre... J'empreinte mes mots =) Justes ceux-ci. Empreinte digitale. Empreinte vitale. De nos existences. C'est fréquent. Et tu tombes. Tu dégringoles. Tu t'accroches. Tu rêves de te raccrocher. Tu te raccrocheras. Un jour. A nos mensonges. A nos yeux clos. A nos salives amères. Nos larmes acides. Acidées. A cette poudre d'escampette. A nos échappatoires. A nos mots. A nos dégringolades. Nos courses pleines d'espoirs. Jamais atteints. Nos létargies nous transportent. Je dégringole. A toujours. A jamais. Savoir chuter. Sans tomber. Tout un art. Se brûler les doigts. S'écorcher les ailes. C'est dans notre air. Dans notre ère. Dans nos villes. C'est écrit sur nos corps. Dans nos yeux. Le corps libre. Sans contrainte. Je m'envole. Dans le vide. Je dégringole. Me vide. Nos échappatoires. Nous sèment. Et de se ramasser. En boucle. De se refaire. On dégringole tellement. C'est choquant. Tellement fréquent. De nos jours. Et je flotte. M'abîme. M'abyme. Je me vois. Double éphémère. Fantastique. Dénudée. Décharnée. Dégringolante. Les mains fermées. Les jambes courbées. Le sourire vide. Les yeux perdus. Une chute sans fin. Et de se ramasser. Ca nous colle au corps. Ce mal des névroses. Ca vous gratte partout tout le temps. Ca vous colle le vide à l'âme. Vous engourdit la tête. Une paralysie des sens. Un Sommeil profond. Et on dégringole. Infiniment. D'une vie à une autre. D'un vide à nos désordres. C'est fréquent. Dans nos villes... Dévaler les pentes. Briser nos barrières. Crier sans fin. Eparpiller nos mots. Nos maux. Là où tout le monde s'en moque. Et de répandre nos lettres. Des lettres de verre. Des lettres de glace. Des lettres aiguisées. Sucrées. Salées. Acides. Amères. Sans goût. Juste pour le faire. Et on dégringole. Sans cesse. Nos cris aigus. Les tympans se crèvent. Nos corps éclatent. Se boursouflent. Se déforment. Un étoile filante. Je sème. Je chute. Jusqu'à ma limite. On se dit qu'elle arrivera bien un jour. Les barrières dégringolent. En même temps que nous. Et nous jouons. Avec le vide. Avec nos corps. Avec nos feux. A toute vitesse. La chute est folle. Tellement irrésistible. Les nerfs se délient. nos Genoux se plient. Nos mains s'ouvrent. Pour finir de souffrir. Enfin sourire. Dans nos chutes. On tombe. Toujours. A un moment. Ca nous arrive tous. Un jour. Dans nos villes. C'est fréquent. On dégringole. Pas sans risque.
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# Posté le samedi 15 mars 2008 17:46

Modifié le samedi 15 mars 2008 18:42

Vent.

Vent.
L'air nous emporte. La tempête nous déchire. Bouts de papiers, légers, insignifiants. Nous volons. Au plus haut. Le plus loin. Je veux fuir. M'évaporer. Tornade. Je tourne. Me décentre. Destructrice. Un rien nous broie. La vie est un de ces ouragans qui nous perdent. Les yeux fermés, je m'avance. M'offre. Les pieds dans le vide la tête au vent. Comme un mistral véhément. Le coeur soulevé.

Brise au lendemain de nos amours. Les nuages vont vite. Nos yeux les suivent. Et c'est comme si jamais cet horizon ne s'effacera. Comme si nos regards fixaient tout. De faux semblants. De fausses représentations me foutent le vertige. La tête en arrière. Toi. Moi. Je. Nous. Parce que le "nous", nous est consubstantiel... Et puis Eux.
La mer s'agite. Les pieds dans le sable, elle s'approche. Des spirales dorées l'environnent. Les yeux fermés. Les lèvres scéllées. Poingts liés... Ses cheveux lui chatouillent le visage. Elle a du mal à respirer. Comme une vieille angoisse. Assise. Elle écoute les hurlements de l'air. Tous ces cris qu'elle aurait aimé pousser elle-même. Ca l'appaise. Les rafales se brisent sur son corps. Doux rendez-vous avec une force invisible. Invincible. Et de s'avancer. Poser un pied dans l'eau. L'autre. Rester là... A jamais.
Des vents contraires nous assaillent. Et de lutter contre nos cyclones. Rapidement. Vivement. Se condenser. S'évaporer. Perdre matière. Devenir air. Furtivement . Je m'élance. Me laisse emporter. Au delà du tumulte. Tentant un ultime combat. Moi et le souffle chaud. Si puissant. Peu à peu. Epuisée. Lachant prise. Je redescends. A la surface de nos réalités. Plus qu'un air salé. Les pieds dans le sable. Toujours là. Encore. Le monde nous colle à la peau. Comme ces vieux airs ou un mistral trop présent.

Et le doux vent d'avril, de ballayer nos craintes. Un jour tout s'envolera. Un jour viendra...

# Posté le lundi 10 mars 2008 17:08

Eau.

Eau.
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Je fonds, comme neige au soleil, je m'abime, dégouline, goutte à goutte, je rampe. Liquide electrique, neige acide. Je déborde, tombe, dévie en fonction des pentes. Liquide. Je glisse. Infiniment. Et je tombe en pluie fine dans tes bras, sur tes lèvres, sur ton front, sur tes joues et ton torse. Cruxifier nos sentiments... Et je suis froide, Piquante. Douce, salée. Saisissante. Répétitive. Je m'ennuie. Jusqu'où nous mène la vie? Je me condense. En couleur. En douleur. En douceur. Avec toi. Ma pluie est violette. Couleur des névroses...
Avaler l'eau amère journaliere me dégoute. J'aurai aimé boire la vie avec avidité. Pas par obligation. L'eau noire tombe a mes pied se teinte de rouge, de blanc d'espoir et de mélancolie. Je suis floue. Indéfinie. Je me suis perdue derrière ma toile. La toile... Tout ça en dis long. Et jamais je n'aurais les yeux fermés finalement.
Elle, trop éveillée pour s'endormir. Les yeux ouverts, mais les mains fermées. Cette putain d'eau s'immisse. Partout. Même entre nos poings réticents. Même entre nos points... L'ironie est douce... Trop d'attentes nous brise. Nos barrières nous sèment. Je parle en énigme. Ca me plait, ça m'appaise. Et je pâlit. Me désagrège. Tombe en neige froide sur vos yeux. La vie peut être douce finalement. C'est ce que je ressens. Pendant un instant. Il suffit d'un peu d'imagination, de second degré. De recul. Il suffit de se laisser glisser, couler, tomber, le long de ces eaux. Eviter les heurts.
Mais je gèle, refroidis. Cristallise en faisant face à mes peines. Comme un coup de revers.
Et elles, elles me manquent, tout comme ces éclats de rire, cette simplicité, ces yeux d'enfants qui savaient communiquer sans peine... Mon coeur est resté dans une autre époque... Mes sourires se sont jaunis. comme ces bouts de papier. Mouillés. Le sol. La terre. Nos entrailles. Un refrain. Trois ans... Secs, les papiers craquent sous nos doigts. Trop peu habiles pour les toucher. On n'est jamais plus ce qu'on était hier. Ce n'est pas un tort. Mes yeux frôlent les restes de nos amitiés. De nos sourires. Nos airs de jeunesse écorchée. On savait en rire. J'ai peine à croire que nos quintuples voies se sont disjointes... Mais j'y pense encore. Le souvenir n'est pas mort. Même si tout se voile de gris.
L'eau ne revient jamais en arrière, elle coule, incontrôlable, avec force, détermination, elle noie, cloisonne, contraint. Et de balbutier ces quelques lignes pour des mots qui ricochent dans ma tête...
Qu'est ce que ca fait du bien...

# Posté le samedi 01 mars 2008 18:31

Modifié le dimanche 02 mars 2008 04:32

Je suis floue.

Je suis floue.
Paroles assassines, d'un seul mot tu nous enserre. L'encre aux lèvres. La voix éteinte, je crie. Au fond d'un bocal. Parler pour rien ou parler trop. Se taire.
Un point n'a pas de son. Les accents nous mentent. La prononciation nous tue. Au désir, au plaisir, à la joie de laisser éclater nos orages. J'aurais dû m'effacer. Tout dire. Une erreur. Les doutes prennent le dessus. La colère inonde. Les larmes coulent. Salées. Acides. Dures. Un poison amer. Un besoin d'exprimer. Une envie de comprendre. De dire. J'ai dis. Je regrette. Je revois les choses autrement. Comme toujours. J'me plante. Never want to hurt anyone... J'regrette. Ca me trotte dans la tête comme les feuilles tourbillonnent en plein automne. La peur me baise. Me brise. M'oppresse. Me crispe. Me lance. Une toupie. Destructrice. Mais stimulante...Se craindre. Se perdre. S'abîmer. J'abime tout autour de moi. Un cyclone. Est passé. Il me ravage. La vie. Elle même. Elle m'aime. Il m'aime. Quoi de plus? Plus. La vraie question est quoi. Que cherche-t-on? Autre chose. Toujours. Jusqu'à s'en essouffler. Se perdre. Nos névroses nous assassinent.
J'ai dit. Je dis. Je dirai. En boucle. Sait-on qui on est? A quoi on ressemble? Sentiment de haine. Haine des non-dits. De moi. De ce à quoi je ressemble. Nos névroses trainent dehors...
Elles rampent. Comme des ombres. Nous enlassent. Répugnantes.
Paroles de verre. Paroles corrosives. Paroles douces. Des mots doux. Des mots calmes. Des mots appaisés. Paroles recherchée. Contrariée. Cherche mode d'emploi. En quête d'une parole rêvée. Facile.
Tout me brise en ce ce moment.
Trop de questionnements...
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# Posté le jeudi 28 février 2008 18:46

from 2005 to 2008... am I in the wrong way?

from 2005 to 2008... am I in the wrong way?
Petit retour en arrière... Cette écriture me manque....

Des fois on angoisse. On se perd. on est seul. On se noye. Alors on se racroche. On veut se racrocher. On se racrochera c'est sûr. C'est sûr. Bientôt. Des fois on angoisse. On se perd. On est seul. On se noye. Alors impossible de se racrocher. Jamais voulu vous blesser. Des fois on se prend à raconter toujours les mêmes choses. A divaguer. Comme ils disent. Des fois. Mais qu'est ce que ca veux dire? Mouillés. Le sol. La terre. Nos entrailles. pourquoi pas. Des fois. Une lettre. Un mot. Une ligne. Pour pas grand chose. Une fois. Un maux. Devines. C'est pas grand chose. Tu sais. Non. Tu sais pas. Devine. Ou plutôt écoute moi. I never want to hurt anyone. Chut! Retour rapide. ...Anyone hurt want never i. On se tait. On regarde. On écoute. Nos sens en éveil. Tu crois? Si. Crois moi. Voici la fleur de mes pensées. Mon réveil angoissé. C'est tous les jours. A la même heure. Ca me prend. Ca me déchire. Ca me secoue. C'est toujours présent. Un déclic. Un vertige. Un mots. Un sujet. Bien précis. Bien précis... A tiens! La modalité je l'avais presque oubliée... On s'en fout. Les points. Les virgules. Les exclamations. Justes bons a fructifier nos imaginations. Enfin. Bon. Retour à ce qui nous interresse. Rapide. Un vertige.
Je disais. Tout les jours. A la même heure. Ca me prend. Des fois. On angoisse. on se perd. On est seul. On se noye. Alors on se racroche. On veut se racrocher. On se racrochera... Oui c'est ce que jme dis. J'ai mal. J'ai peur. Et si ? Non. chut! Retour rapide. Un fait. Un doute. Une peur. " Ca vous prend là ca vous colle au corps ca vous gratte partout . tout le temps.". En piéce. j'mécroule. Je. Tu. Ils. Qu'est ce qu'il en savent. j'ai dit. Je dirai. Quelle importance. Stop. Pas envie. Envie d'autre chose. Ce même jour. A la même heure. Encore.


[2005... à nos dérives...]


Les mots d'antan nous oppressent. Mes espaces virtuels me sont si chers... Envie de m'y replonger. Ca fait si longtemps. Manque de temps, manque de matière. L'inspiration se perd. le souffle se raccourcit. La ligne ondule sous ma main le temps file et nous retient simultanément. Envie de cracher sur le monde, lui dire merde et prendre seulement ce qui est bon. La ligne se tord, se distend, joue des distances. Elle tremble, s'allonge, s'épaissit. Infinie. On sera plus là à la fin... Rien à foutre. Le monde me prend de distance. Je cours après moi même. Jusqu'où?

# Posté le mercredi 27 février 2008 18:59