Et ce foutu toi qui nous étreint, à l'échelle de nos rires, à l'echelle de nos contraintes. Mes doigts effleurent le papier glacé, mon sang tâche vos espérances. Immaculées. Nos idéaux sont beaux. Nos chutes mauvaises. J'égrenne le temps qui passe. Emiette nos matins. Matin azuré, la peau nue, les sentiments brûlés.A vif. On sourit. On vit comme ça. C'est dans l'air. Une maladie générationnelle. Le grand écart des humeurs. A s'en déchirer les membres... Et la peau écorchée on se traine comme ces fous, sur des terres de sable, que seul l'espoir de survie fait se mouvoir. Chaque matin on inspire, expire, rejette, avale, le monde. Et on le gaspille. Il nous pénétre. S'immisse. une intrusion permanente. Mes yeux se perdent derrière le trop plein de chaque instant. La distance me prend. M'enlace. Me perd. Du matin au soir. Une petite mort. Un horizon trop lourd à porter. Mon âme se plie sous le poids des mots trop nombreux. La pluralité me fatigue. L'unité me manque. Et je fuis à grands pas. Géant de terreur. Planquée derrière un espace illusoire. Tranquille, j'accumule les délits de fuite. Et alors? Et alors nos espérances nous crèvent, nos mensonges nous étouffent toujours. Un beau jour. L'étau se resserre. L'angoisse s'affole. Nos cris se font sourds. On s'enferme. On se sème je dirai même. Petit bout par petit bout. Et l'indifférence de nous contaminer.
Un jour près d'une étendue d'eau je larguerai mes voiles, je laisserai ma fierté au placard, je me détacherai de nos rancunes, j'écarterai nos maux. Je fendrai l'illusion. Immense sillon dans la chair. Et le bonheur et la complaisance pointeront leur nez. Un nez crochu ou camus. Auquel, en tout cas, il sera difficile de se raccrocher. L'homme est un être de paradoxe et de contradictions.
Je ne me sens pas d'affection particulière pour les fous, ils me font plutôt peur. Pourtant l'homme est fou. Perdu pour le moins. Ou coincé. Piégé. Baisé par mère nature...
Le vent se lève, il souffle sur nos pensées. L'air chaud et humide, d'une pesanteur insupportable, se fait plus léger. Un adoucissement. L'eau me tombe sur le visage, mes yeux recoivent ces particules aqueuses. En pleine face comme on dit. Des ruisseaux se forment sur mes joues, descendent le long de nos corps. Nos membres se désagrègent. Un spectacle fascinant. L'eau froide me fait l'effet de coup de couteaux. mes genoux tombent à terre. Les poingts liés. Ne pas résister aux assauts naturels. Disparaitre. Entre nos points. Un délice. Se frotter à nos démences. Danser un tango torride avec nos folies. Taper dans nos faiblesses et mordre dans la chair. L'homme, je crois, recherche malgrè lui la souffrance.
Et nous sommes plus que seuls dans nos défaillances.
Le sol tremble. Un léger vertige me prend. Tout vascille. Peut être que demain nous seront plus stables, réguliers, un peu moins amers...
Un flot de paroles plus ou moins amphigouriques. Je sème le trouble. M'emmêle. Brouille mes pistes... Comme toujours. Mais je crois n'être finalement pas si indépistable...
Un jour près d'une étendue d'eau je larguerai mes voiles, je laisserai ma fierté au placard, je me détacherai de nos rancunes, j'écarterai nos maux. Je fendrai l'illusion. Immense sillon dans la chair. Et le bonheur et la complaisance pointeront leur nez. Un nez crochu ou camus. Auquel, en tout cas, il sera difficile de se raccrocher. L'homme est un être de paradoxe et de contradictions.
Je ne me sens pas d'affection particulière pour les fous, ils me font plutôt peur. Pourtant l'homme est fou. Perdu pour le moins. Ou coincé. Piégé. Baisé par mère nature...
Le vent se lève, il souffle sur nos pensées. L'air chaud et humide, d'une pesanteur insupportable, se fait plus léger. Un adoucissement. L'eau me tombe sur le visage, mes yeux recoivent ces particules aqueuses. En pleine face comme on dit. Des ruisseaux se forment sur mes joues, descendent le long de nos corps. Nos membres se désagrègent. Un spectacle fascinant. L'eau froide me fait l'effet de coup de couteaux. mes genoux tombent à terre. Les poingts liés. Ne pas résister aux assauts naturels. Disparaitre. Entre nos points. Un délice. Se frotter à nos démences. Danser un tango torride avec nos folies. Taper dans nos faiblesses et mordre dans la chair. L'homme, je crois, recherche malgrè lui la souffrance.
Et nous sommes plus que seuls dans nos défaillances.
Le sol tremble. Un léger vertige me prend. Tout vascille. Peut être que demain nous seront plus stables, réguliers, un peu moins amers...
Un flot de paroles plus ou moins amphigouriques. Je sème le trouble. M'emmêle. Brouille mes pistes... Comme toujours. Mais je crois n'être finalement pas si indépistable...
