[ acte 4 ] insubmersible / burning myself

[ acte 4 ] insubmersible / burning myself
Et les mots d'exploser à vos bouches, à nos visages, à nos esprits...
Les vagues de l'expression se déferlent, emportant le silence avec elles, des écumes d'adjectifs se déposent à nos pieds, les algues bleues des mots amoureux enlacent nos chevilles, les proverbes nous figent... Nos membres se paralysent sous l'effet d'un nom glacé ou d'un vocabulaire trop aiguisé.
Et les flots de nous emporter.

Stop.

Postscriptum dans le desert.

Elle marche.Pieds nus. Dans le sable ardent. Chaque pas qu'elle fait la brûle, la rend encore plus sensible à la chaleur. Ces petits bouts de tout, infiniment petits, infiniment dispersés, à perte de vue. Un horizon vaste et flou se présente à elle, sur des kilomètres. Et l'espace lui semble infertile, vide, si incompatible à elle-même, qu'elle marche, marche, jusqu'à en perdre haleine, suffoquer, se laisser aller aux mirages. Elle cesse d'avancer, ses pieds refusent de suivre les élans de sa volonté. Son coeur se perd et sa peau se tend, elle se courbe vers le sol, se tort, s'allonge de tout son long, fait corps avec la terre. Et après. Rien. Néant.
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# Posté le vendredi 06 octobre 2006 16:33

[ acte 3 ] Pessimistische / La tête en arrière, le coeur en dehors.

[ acte 3 ] Pessimistische / La tête en arrière, le coeur en dehors.
C'est comme tout, la vie s'en fout.
Elle vous ballote, elle vous écrase, vous emprisonne, et vous délivre tout à la fois.
C'est comme tout. Comme un rien.
Les rires s'évadent, les mots transpercent, les vérités tuent et la lune nous berce.
Et demain on sera toujours là, parce qu'on s'dit que c'est partout pareil, et qu'au fond la vie est belle...
Mais moi j'dis qu'un jour le soleil sera rouge, que les oiseaux parleront, qu'on pourra marcher sur le plafond, que les poules auront des dents, et qu'on s'enfoncera dans le sol. Et peu importe.


On s'évade.


Et si finalement la vie on pouvait la modeler, en faire une maquette, un édifice maléable? ce serait plutôt attrayant dans l'fond, non?
C
omme chaque matin, à la même heure, au me moment, mes yeux se posent sur la baie vite, et j'oublie, j'me crois au bout du monde, loin de l'édifice, près de la chaleur du soleil, un instant, histoire de...
Mais c'est comme tout. On ingurgite. Pour régurgiter ensuite. On se répand, on se sème, bout à bout, petit à petit... Et on s'rammasse. En boucle.

Idées floues.

# Posté le samedi 23 septembre 2006 17:43

[ acte 2 ] Le coeur a vif / Les mots affluent

[ acte 2 ] Le coeur a vif / Les mots affluent
Et de recommencer un tout,
De
se recréer...

Les
vastes horizons deviennent pourpres et elle s'enlise, s'élide, parce qu'elle a peur, qu'elle s'égare, se sème, se perd...

La musique retentit au loin et j'entends ses mains effleurer sa guitare, le feu qui crépite et l'orage qui s'approche. Et le ciel s'éloigne, il s'agrandit tandis que l'on se donne à perte, jusqu'à en perdre sa voix, ses gestes, ses larmes; et la vie s'enflamme, comme du bois sec, du vieux papier...
Ici et
aujourd'hui les gens ne sont plus les mêmes. Pas grave. On sourit. On se rit des choses. Et on avance. Point. Final.

F
aut se faire une raison, on la cherche toujours. Tout le monde. Pour tout. Le monde raisonne. Vous raisonnez. Je raisonne... Au fond, on en perd la raison.
Comme c'est idiot.
C
omme c'est futile.
Co
mme on s'en fiche, au fond.

C'est comme les faux sourires, les fausses relations, les faux éclats, l'amitfactice. C'est comme l'apparence, le rouge sur tes lèvres, le rose à tes doigts, le parfum sur ta peau, ton aura, ton essence ou encore la couleur de tes yeux. Tout est tellement désisoire.

Les
artificielles. Elles élèvent leur complainte, chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Une infinité d'air factice tombent jusqu'à toucher terre...
Et l
'on se joue de tout.

# Posté le mardi 19 septembre 2006 16:07

[acte 1] On change tous / Un jour,ou l'autre...

[acte 1] On change tous / Un jour,ou l'autre...
Je refais donc un blog, ici, là où les citrouilles sont rouges...
Vous me demanderez peut-être pourquoi ne pas avoir repris my purple, et j'répondrai que je ne sais pas tellement. Qu'au final, c'était peut-être qu'une transition et que cet espace là, m'a seulement servi a essayer d'me trouver mais j'sais pas c'est flou, j'ai l'impression de m'être liquéfiée entre le noir et le violet...

Finalement je recommence mais je ne sais pas pour combien de temps, peut-être est-ce fait pour durer, peut-être pas, en tout cas j'ai besoin de réponses, de savoir si je peux retrouver ce qui m'habitait avant, je veux parler de mes mots, de mes sentiments, de mes impressions, je veux me remplir de toute cette substance, si douce, si agréable en soi, celle qui rendait les choses si passionées, si passionelles...Peut-être mon "moi" dans l'fond...

Essayons, pour le moment, j'me sens prête.


...

# Posté le samedi 16 septembre 2006 15:15

Modifié le samedi 16 septembre 2006 15:53