le temps de l'automne

le temps de l'automne
Demain l'automne. demain l'automne tombe à mes pieds. Une imense feuille lourde et craquelée. l'époque froide d'un soleil faiblard. L'automne me crispe. M'aigrit. Saison qui nous enferme entre quatre murs gris. Lueur pâle. Calme plat. Le temps des mélancolies. L'automne me pèse. Il efface la quiétude estivale. Etouffe et capitonne l'atmosphère. L'automne me fait soufrir. Une lourdeur triste sous des aspects chaleureux. Mon dix neuvième... Et de nous traîner entourés d'une nature qui meurt peu à peu, s'éteint, s'efface périodiquement... J'aimerai mieux être un arbre, m'endormir dès demain et m'éveiller au printemps. Mais l'homme ne peut fuir ce temps qui le ronge. Alors, subissons cet automne de plomb...
Si j'étais une saison je serais l'été un été perpétuel et éclatant dont émane une lumière vive et chaude. Un été des plus familiers... un été méditérranéen.
# Posté le dimanche 21 septembre 2008 12:12

Espaces flous entre nos mondes. Kill the words.

Espaces flous entre nos mondes. Kill the words.
Et ce foutu toi qui nous étreint, à l'échelle de nos rires, à l'echelle de nos contraintes. Mes doigts effleurent le papier glacé, mon sang tâche vos espérances. Immaculées. Nos idéaux sont beaux. Nos chutes mauvaises. J'égrenne le temps qui passe. Emiette nos matins. Matin azuré, la peau nue, les sentiments brûlés.A vif. On sourit. On vit comme ça. C'est dans l'air. Une maladie générationnelle. Le grand écart des humeurs. A s'en déchirer les membres... Et la peau écorchée on se traine comme ces fous, sur des terres de sable, que seul l'espoir de survie fait se mouvoir. Chaque matin on inspire, expire, rejette, avale, le monde. Et on le gaspille. Il nous pénétre. S'immisse. une intrusion permanente. Mes yeux se perdent derrière le trop plein de chaque instant. La distance me prend. M'enlace. Me perd. Du matin au soir. Une petite mort. Un horizon trop lourd à porter. Mon âme se plie sous le poids des mots trop nombreux. La pluralité me fatigue. L'unité me manque. Et je fuis à grands pas. Géant de terreur. Planquée derrière un espace illusoire. Tranquille, j'accumule les délits de fuite. Et alors? Et alors nos espérances nous crèvent, nos mensonges nous étouffent toujours. Un beau jour. L'étau se resserre. L'angoisse s'affole. Nos cris se font sourds. On s'enferme. On se sème je dirai même. Petit bout par petit bout. Et l'indifférence de nous contaminer.
Un jour près d'une étendue d'eau je larguerai mes voiles, je laisserai ma fierté au placard, je me détacherai de nos rancunes, j'écarterai nos maux. Je fendrai l'illusion. Immense sillon dans la chair. Et le bonheur et la complaisance pointeront leur nez. Un nez crochu ou camus. Auquel, en tout cas, il sera difficile de se raccrocher. L'homme est un être de paradoxe et de contradictions.
Je ne me sens pas d'affection particulière pour les fous, ils me font plutôt peur. Pourtant l'homme est fou. Perdu pour le moins. Ou coincé. Piégé. Baisé par mère nature...
Le vent se lève, il souffle sur nos pensées. L'air chaud et humide, d'une pesanteur insupportable, se fait plus léger. Un adoucissement. L'eau me tombe sur le visage, mes yeux recoivent ces particules aqueuses. En pleine face comme on dit. Des ruisseaux se forment sur mes joues, descendent le long de nos corps. Nos membres se désagrègent. Un spectacle fascinant. L'eau froide me fait l'effet de coup de couteaux. mes genoux tombent à terre. Les poingts liés. Ne pas résister aux assauts naturels. Disparaitre. Entre nos points. Un délice. Se frotter à nos démences. Danser un tango torride avec nos folies. Taper dans nos faiblesses et mordre dans la chair. L'homme, je crois, recherche malgrè lui la souffrance.
Et nous sommes plus que seuls dans nos défaillances.
Le sol tremble. Un léger vertige me prend. Tout vascille. Peut être que demain nous seront plus stables, réguliers, un peu moins amers...
Un flot de paroles plus ou moins amphigouriques. Je sème le trouble. M'emmêle. Brouille mes pistes... Comme toujours. Mais je crois n'être finalement pas si indépistable...
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# Posté le vendredi 20 juin 2008 16:57
Modifié le vendredi 20 juin 2008 17:32

Vague à l'âme.

Vague à l'âme.
Arrêt de souffle. Arrêt j'étouffe... Début de secousse. Glisser mes doigts le long de la limite, tout me semble extensible. J'aimerai tout briser, débrider nos réalités. annuler ce décentrement cette impression de constant décallage. A mes points de fuite, ma perspective est défectueuse. Mes pensées s'entremêlent dans un flux confus, déversant un tissus d'idées absconses, insaisissables. S'arrêter là. Dans nos détours paralysant. Le bonheur s'atteint-il en envisageant le futur ou en vivant seulement au présent? Je me heurte à ce problème.Toujours. Et toi tu vis comme si demain n'était qu'une notion abstraite. Fillette aux yeux délavés, desséchés par tes peines tu continues à te trainer malgrè tout, malgrè toi, parce qu'il faut bien vivre, survivre dans cet ensemble incohérent qu'est le monde. Pendant que certains sur-vivent, s'étallent se répandent, boulimiques de luxe et de futilité. Mes doigts se serrent, ma machoire se crispe. Jamais satisfaite. Je passe mon temps à faire courir mon regard partout, sur tout, pour attraper quelque chose d'intéressant, allumer un feu d'espérance, de quoi passionner un peu le chemin vers demain. Mais demain c'est loin. Demain c'est quoi? Je sais pas. Je ne me vois pas dans ce demain sans consistance. Alors j'me laisse porter. En attendant...

Fillette appeurée les doigts cripsés sur son ours en peluche, elle regarde les nuages passer et ses yeux scrutent l'horizon infini. Jamais le temps ne lui a semblé aussi long, les espaces aussi vides. Jamais elle n'avait ressenti l'inconstance du monde et aujourd'hui elle en prenait conscience, envahie d'un sentiment étrange, ses mains crispées sur son ours en peluche. Ses cheveux s'entortillent, ses pieds se collent au sol, comme englués, son corps danse avec le vent, elle s'incline, souple brindille blonde, les yeux fâdes. Le coeur vide.
Jeune fille à l'esprit torturé, entre deux eaux, entre deux mondes, le cul entre deux chaises comme on dit, remuée par des ouragan interieurs, elle incarne la paix. Le vacarme est intérieur. L'innocence est un leurre. Elle brille et fond au premier rayon de soleil. Elle fout le camp et nous laisse désemparés, baisés, piégés. Je cherche toujours un sens à tout cela, sans en trouver. Peut-être est-ce justement cela le charme de toutes ces journées passées ici, se trainer, ramper essayer d'y voir plus clair. Nous sommes étrangement singuliers.

Moi j'aimerai être un chat ou un aigle pour pouvoir vivre d'impulsion et de vitesse, dans l'inconscience et la paix, dans la tranquilité d'âme et l'ignorance de toute conception humaine. J'aimerai fuir ces notions qui me brouillent l'esprit et s'entremêlent toujours plus. J'aimerai que ce soit facile. Car ici nous ne sommes maîtres de rien si ce n'est de notre propre malheur.
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# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:40

Est-ce que qu'on aurait pu s'aimer mieux?

Est-ce que qu'on aurait pu s'aimer mieux?
S'accrocher aux étoiles une à une, former un pont de lumière, finir de jetter la pierre. S'arracher à ce faux monde, à ces représentations de l'esprit, cacophoniques, chaotiques, sans corps. Je cherche l'unité autour de moi. En morceaux. Eclatée. Semée. Essaimée. La poussière s'étale. Le vide nous remplit. J'divague. Est ce que tu crois que j'y trouverai un charme un jour ? Ne plus penser. Avoir les idées claires. Eviter la brume, le brouillard, nos tempêtes. J'attrape l'éclair témoin de mes névroses. Vomir les mots. Les déglutir. Pour mieux recommencer?
# Posté le samedi 26 avril 2008 17:53

Les éphémères.

Les éphémères.
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Quand je tombe je dégringole. Au fil des marches. Je m'affole. Un Deux Trois. Je glisse entre tes doigts. Un autre jour. Une autre fois. Et la vie de nous lacher dans le vide. Un air de déjà vu. Dans nos villes. Ca nous étrangle. Nos névroses. Névrosées. Nez vrosés? Dans quel sens tourner la réalité... Et je suis floue. Contradictoire. Pieds nus. Mains prises. La tête en arrière, le corps décharné. Les jambes courbées. Le temps nous pèse. Et on rampe. On se déchire. On s'envole. Et on dégringole. De haut. De nos mots. De nos maux. De nos mirages. Jamais. Toujours. Peu importe. La même chose. Tout le temps. On trouve un équilibre. On se stabilise. Le sol se désagrège sous nos pieds. Et on dégringole. Dégringolade sans fond sans fin sans finalité. La vie. Et nos mains se rident. Nos yeux se plissent. pour y voir moins encore. Nous sommes d'ultimes borgnes. Ca ne fait rien. Nous sommes les rois. Dans nos villes. Ca nous colle au corps... A la peau. A l'âme. C'est comme toujours. On dégringole. Et on s'en fout. On s'en moque. On s'en branle. On s'en balance. On s'en tape. Et de suivre les milliers d'autres. Dans nos yeux ca marche encore. Nous nous semons. En chute horizontale. Les corps chutent. tombent. Loi universelle. Dans nos villes. Dans nos campagnes. Un monde d'électrons libres. La musique nous guide. La chute est longue. Lente. Vertigineuse. Obligatoire. Jamais s'arrêter. Toujours tomber. Corps nus. Ouverts. Presque morts. On dégringole. Les vers nous guettent. La chute est longue. Nos yeux se ferment. Nos langues se lient. La chair fond. Légers. Sans matière. Nous chutons. Plus librement. De là-haut. Nous nous jettons. A corps perdus. En chute libre... J'empreinte mes mots =) Justes ceux-ci. Empreinte digitale. Empreinte vitale. De nos existences. C'est fréquent. Et tu tombes. Tu dégringoles. Tu t'accroches. Tu rêves de te raccrocher. Tu te raccrocheras. Un jour. A nos mensonges. A nos yeux clos. A nos salives amères. Nos larmes acides. Acidées. A cette poudre d'escampette. A nos échappatoires. A nos mots. A nos dégringolades. Nos courses pleines d'espoirs. Jamais atteints. Nos létargies nous transportent. Je dégringole. A toujours. A jamais. Savoir chuter. Sans tomber. Tout un art. Se brûler les doigts. S'écorcher les ailes. C'est dans notre air. Dans notre ère. Dans nos villes. C'est écrit sur nos corps. Dans nos yeux. Le corps libre. Sans contrainte. Je m'envole. Dans le vide. Je dégringole. Me vide. Nos échappatoires. Nous sèment. Et de se ramasser. En boucle. De se refaire. On dégringole tellement. C'est choquant. Tellement fréquent. De nos jours. Et je flotte. M'abîme. M'abyme. Je me vois. Double éphémère. Fantastique. Dénudée. Décharnée. Dégringolante. Les mains fermées. Les jambes courbées. Le sourire vide. Les yeux perdus. Une chute sans fin. Et de se ramasser. Ca nous colle au corps. Ce mal des névroses. Ca vous gratte partout tout le temps. Ca vous colle le vide à l'âme. Vous engourdit la tête. Une paralysie des sens. Un Sommeil profond. Et on dégringole. Infiniment. D'une vie à une autre. D'un vide à nos désordres. C'est fréquent. Dans nos villes... Dévaler les pentes. Briser nos barrières. Crier sans fin. Eparpiller nos mots. Nos maux. Là où tout le monde s'en moque. Et de répandre nos lettres. Des lettres de verre. Des lettres de glace. Des lettres aiguisées. Sucrées. Salées. Acides. Amères. Sans goût. Juste pour le faire. Et on dégringole. Sans cesse. Nos cris aigus. Les tympans se crèvent. Nos corps éclatent. Se boursouflent. Se déforment. Un étoile filante. Je sème. Je chute. Jusqu'à ma limite. On se dit qu'elle arrivera bien un jour. Les barrières dégringolent. En même temps que nous. Et nous jouons. Avec le vide. Avec nos corps. Avec nos feux. A toute vitesse. La chute est folle. Tellement irrésistible. Les nerfs se délient. nos Genoux se plient. Nos mains s'ouvrent. Pour finir de souffrir. Enfin sourire. Dans nos chutes. On tombe. Toujours. A un moment. Ca nous arrive tous. Un jour. Dans nos villes. C'est fréquent. On dégringole. Pas sans risque.
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# Posté le samedi 15 mars 2008 17:46
Modifié le samedi 15 mars 2008 18:42